Compte rendu du Stage de Jarville octobre 2021


Préambule

Le stage validant de kyûdô à Jarville La Malgrange (Nancy) des 30 et 31 octobre 2021 était organisé par KCJ (Kyudo Club Jarville).

Ce stage était encadré par Charles-Louis Oriou (kyôshi 6e dan) et Jean-Benoît Birck (5e dan). K.C.J. a accueilli l’ensemble des participants dans le très beau complexe sportif Absalon loué pour l’occasion et que tout le monde a plébiscité.

Charles-Louis a accueilli les participants en rappelant le thème du stage proposé nerai - tatesen - ikiai.

Tir d'ouverture du stage :

En début d’après-midi, en préparation au tir yawatachi, Charles-Louis dispense un enseignement ciblé à Jean-Benoît Birck et Daniel Mouchot, respectivement dai ichi kaizoe et dai ni kaizoe. S’en suit alors le tir d’ouverture offert par Charles-Louis Oriou sensei.



















mochi matomae sharei :

Charles-Louis Oriou sensei organise ensuite un mochi matomae sharei sur cinq cibles, afin d’apprécier le tir de l’ensemble des participants.


À la suite de ce tir Charles-Louis Oriou et Jean-Benoît Birck félicitent l’ensemble des participants pour leur engagement, leur sérieux lors de ce premier tir.


Debriefing :

Le tir est suivi d’un ensemble de remarques et de corrections qui abordent les thèmes du stage nerai - tatesen - ikiai.

- Rappel sur le rythme donné par omae qui doit être dans le bon timing, compter les temps et intégrer les tireurs en rissha.

- Rappel sur deux points de l’utilisation d’un arc japonais asymétrique : la nécessité de faire travailler le bas de l’arc, partie forte, avec illustration par Jean-Benoît Birck sur la bonne et la mauvaise façon de tendre l’arc. La force d’appui de yunde doit être appliquée en dessous du nœud metsuke.

- « L’arc est un système fermé » constat : si on pousse l’arc avec yunde ou oshide (main gauche) cela a un effet sur la corde retenue par le gake. Si on tire la corde avec mete ou katte (main droite) , on rapproche yunde qui monte. …

« yunde le faucon, mete le lièvre »

- Tunnel cognitif : le tireur doit mentaliser sa position dans l’espace avec les trois points de repères pour assurer la ligne du yasuji (chemin de la flèche).

Tatesen :

(rappel des points de vigilance pendant le tir)

Relâcher les épaules, effacer le creux de la nuque en rentrant le menton, allonger la colonne vertébrale…redresser la tête aux changements d’allure lors des déplacements...torigake...tenouchi, habiki… calage de la visée de daisan jusqu’à kai en suivant le mato derrière le coude gauche…rendre trois repères mentaux – devant (côté cible)-derrière (côté opposé cible) devant soi...densifier le hara, tendre le périnée, contracter les muscles fessiers, tendre les jambes (ikagami), pour affermir la bas du corps et stabiliser le tatesen, toutes conditions nécessaires pour tenir le kai … « la cible ne bouge pas, l’arc ne bouge pas, le bras gauche ne bouge pas, prendre conscience du ressenti de tunnel cognitif ». hikiwake : les yeux ne clignent pas. Hikiwake se fait en appui sur les lombaires et l’arrière des jambes ; impression que la 8e vertèbre lombaire «rejoint» le sternum.

Nerai :

Il faut connaître son œil directeur. A sanbunoni, la cible disparait derrière yunde et réapparait au-dessus d’elle en arrivant à kai.

Ch.-L. Oriou sensei souligne la force et l’intensité du regard qui doit être posé sur la cible lors du tir. Tir libre avec vérification mutuelle du bon alignement de la flèche avec la mato.

Salut de fin à 17h30




Dimanche, ouverture à 9h :


Préparation du tir de début de séance, un yawatashi offert par Jean-Benoît Birck avec comme assistants Bernard Cathiard ( dai ichi kaizoe) et Gaspare Fazio (dai ni kaizoe).


Débriefing du tir avec C-L Oriou sensei.