CR Stage AK Février 2021

(Stage en simultané avec l' ALK à Montferrier) Date : 13 et 14 février 2021

dirigé par :

Charles-Louis ORIOU – kyôshi rokudan

Tomoko SHIMOMURA – renshi godan

Présents

Chaque journée de stage a compté environ 12 à 15 participants, tous grades confondus.



Samedi

Après le salut, Charles-Louis ORIOU sensei a lu le discours de Laurence ORIOU sensei. Le raiki shagi a été lu à voix haute par l’ensemble des participants.


Le thème du stage, le rei et l’étiquette


Les sensei ont ensuite présenté un hitotsumato sharei aux kyûdôjin (l’occasion de pratiquer les mitori geiko).


Une fois les sharei avec taihai présentés par les kyûdôjin, les corrections sont faites par les sensei.


Il doit se dégager une harmonie au sein du groupe. Omae ne doit pas surprendre les autres membres de son tachi. Il doit ralentir avant chaque « changement » de mouvement, comme un petit zanshin afin de préparer les autres à le suivre en harmonie.

Le rythme de chaque geste à haut niveau est important : lent – rapide – lent - zanshin


Il est important de respecter le rythme mais aussi le timing donné par les sensei. Chaque déplacement, chaque respiration et chaque mouvement à son importance.


Par exemple, l’arc doit être levé avec le coude (et non la main), motohazu doit « racler » sur le sol, ainsi lorsque l’arc est « debout » et forme un triangle équilatéral avec les genoux du kyûdôjin, le bras gauche est déjà en place, le geste est plus harmonieux.


Autres exemples :

- Le principe (shahô) est qu’en kai, ya soit à la hauteur de togashira, les deux premiers rotins du yazuridô, au-dessus de la poignée (nigiri). La technique (shagi) exige donc qu’en kai la flèche repose sur yamakura (oreiller de ya) c’est-à-dire sur l’articulation du pouce. Donc lors de l’encochage de la flèche (yatsugae), la main gauche doit être 1 cm en dessous du yazuridô. Ainsi, quand la main gauche au début face au wakishômen pivote vers matoshômen, ya est à la hauteur de togashira


- lors du déplacement vers la mato, le kyûdôjin doit être légèrement à gauche du tachifuda ( marque verticale indiquant les emplacements de mato shai, honza ). Ainsi lorsqu’il tournera sur les genoux (hirakiashi), ceux-ci seront alignés avec le centre de la mato.


Dimanche

La journée a commencé par un salut avec un rappel des principaux points évoqués le jour précédent. Le shahô-kun a été lu à haute et intelligible voix par groupes de mots.

Les gradés présents au stage ont présenté un mochimato sharei avec un maai intermédiaire. Le mochimato sharei est le seul sharei à posséder 3 types de maai : court (torikake no maai), intermédiaire (monomi gaeshi) et long (gensoku no maai) (MdK p.102).

Les senseï décident lequel doit être présenté mais ils peuvent décider que c’est à l’appréciation des pratiquants.

Il est très important de respecter les consignes et de ne pas faire attendre les sensei. Cela aussi fait partie de l’étiquette et du respect.


Il est fait démonstration des shitsu (shitsu no shori) et de leurs corrections :

- La façon dont on doit récupérer la flèche, ou la poser afin qu’un kaizoe puisse la récupérer. Il est important de faire un d’excuse montrant qu’on a compris qu’on avait commis une faute. Ce doit être là aussi fait au bon moment afin de ne pas faire attendre inutilement le tireur suivant et lui permettre de faire torikake.


Si haya n’est pas trop loin, il faut redescendre, s’avancer rapidement sur les genoux, mettre otoya dans sa main gauche sur l’arc, tirer haya par le hazu (JAMAIS par les plumes), la mettre avec otoya mais en la faisant dépasser afin de bien poser haya.

Ensuite reprendre les flèches dans la main droite, revenir à sa place et poser haya en direction mato à hauteur du genou droit.


- Lorsqu’une corde casse après le tir d’haya, que l’arc doit être pris pour mettre une corde, il y a une façon de redonner l’arc au tireur.

L’assistant tiens l’arc par la main gauche en dessous de la poignée (on ne touche pas la poignée d’un arc qui ne nous appartient pas). Avec la main droite, il fait une « coque » avec pouce replié dans les quatre doigts afin de pouvoir mettre motohazu dedans. Il faut veiller à écarter les coudes et faire un angle de 45°.

Il s’agenouille à côté du tireur (en position matoshômen), met l’arc vertical, met la corde en direction mato, la main droite longe l’arc pour le prendre très haut, puis la main gauche passe sous l’arc, l’arc touche la hanche du tireur puis est poussé jusqu’à ce que ce dernier attrape la poignée sans avancer la main.


L’après-midi est consacré au maai durant les taikai (kyôgi no maai). Là aussi, il est important de respecter les consignes. Chaque sharei de trois archers qui constituent une équipe doit durer au maximum 7mn 30. C’est à la fois long et court.


Les consignes sont répétées tout au long du week-end. Afin d’être bien entendues et comprises.


Le salut de fin a été l’occasion de remerciements et du souhait de pouvoir se revoir de nouveau en stage.


Divers

Tomoko Shimomura sensei a fait un point sur l’habillage des filles. La position du hakama, les sangles de celui-ci et la position du dôgi.


Un point entretien du matériel a été réalisé. La démonstration faite pour remettre du kusune sur l’encoche du gant afin de le protéger.

Il est aussi montré comme le « repousser » afin de refaire une encoche plus profonde.


Conclusion

Il y a des règles à apprendre et à respecter. Il est important de les respecter.


Les sensei sont prêts à nous enseigner et nous emmener loin sur la voie de l’arc, si l’on accepte de recevoir cet enseignement.

Céline Martinet




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