Stage / Taikai MAM-SK, 18-19 octobre 2025
- Phil Bernard

- il y a 2 minutes
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Rédacteur : François BRUNEL (AK)

Stage organisé par MAM-SK, avec Nicolas Ladron de Guevara sensei, Michel Dupont sensei et Olivier Hue.
Je vais vous partager mon expérience pendant ce week-end à Montgeron. J’ai longtemps hésité entre faire un compte rendu impersonnel décrivant le stage de manière objective, ou partager mon ressenti personnel ; j’ai finalement opté pour la deuxième option.
Présentation
Je m’appelle François Brunel. Je pratique à Aix Kyudojo (AK) avec Tomoko Shimomura sensei depuis août 2020. J’ai obtenu mon 3ᵉ dan à Macolin cet été.
C’est la deuxième fois que je participe au stage de Montgeron et c’est un vrai plaisir de retrouver l’humour et la complicité de Nicolas sensei et Michel sensei.
Je suis parti d’Aix-en-Provence le vendredi 17 au soir par un train de nuit, une première pour moi. J’appréhendais un peu pour mon arc, mais j’ai pu le placer derrière l’échelle des couchettes, donc en sécurité. Arrivé à 7h20 à la gare de Lyon, juste à temps pour rejoindre le gymnase à 8h30 (heure d’ouverture). Tout avait été installé la veille, il ne restait plus qu’à se préparer et profiter du café. Les participants arrivaient petit à petit dans ce grand gymnase froid, et voir tous ces visages familiers réchauffait le cœur (mais pas assez pour les orteils).
Samedi
10h00 : salut et discours d’ouverture présentant le programme : hitotsumato sharei réalisé par Michel sensei, Olivier et Nicolas sensei, puis hitote gyosha pour tout le monde, et l’après-midi, taikai.
Nous avons donc assisté à un très beau hitotsumato sharei. Le seiza a permis d’oublier le froid du gymnase… et les orteils par la même occasion. De toute façon, notre attention était portée sur le shajō et sur cette ouverture qui annonçait un beau week-end (malgré la grisaille extérieure). Je crois qu’en tant que Sudiste, la météo parisienne m’a un peu marqué.
Ensuite, nous avons réalisé le hitote gyosha sans correction, afin de ne pas influencer le taikai de l’après-midi. J’ai trouvé cette organisation très agréable : commencer par le taikai et finir le stage permet de ne pas être tiraillé entre son tir habituel et les corrections enrichissantes mais pas encore intégrées.
La pause méridienne, conviviale et joyeuse, a été l’occasion de reprendre des forces pour l’après-midi.
13h30 : début du taikai. Le tirage au sort m’a offert la chance d’être dans un tachi avec Olivier et Vincent sensei , ce qui m’a porté et m’a permis de donner le meilleur de moi-même.
C’était un taikai fort en émotions et en mato, avec huit personnes ayant 50 % de tekichu ou plus, jusqu’à 15/20 pour les deux premières places. Nous avons aussi eu droit à cinq kaichu. Un izume a eu lieu entre Vincent sensei et moi pour la première place, remportée par Vincent sensei au bout de deux flèches (OO puis OX).
Résultats du Taikai :
• 1er : Vincent Payen – 15/20
• 2e : François Brunel – 15/20
• 3e : Michel Dupont – 13/20
• Prix du style : François Brunel
Le soir, nous sommes allés boire un verre à Montgeron avant de nous séparer pour la plupart.
Dimanche
Le dimanche matin a débuté par un yawatashi réalisé par Olivier en ite, Michel sensei en dai ichi kaizoe et Nicolas sensei en dai ni kaizoe.
Le froid, encore plus vif que la veille, nous a poussés à nous couvrir davantage dès que nous étions hors du shajō.
Nous avons ensuite suivi une leçon sur le tir donnée par Michel sensei en tirant une vingtaine de flèches, dont une démonstration avec un kiai (cri accompagnant le tir et l’expiration pendant le kai jusqu’au zanshin).
Nous avons poursuivi avec du tir libre corrigé par Michel sensei , Nicolas sensei et Olivier, chacun sur deux mato.
Après la pause de midi, Michel sensei nous a présenté une vidéo dans laquelle un musicien de blues expliquait une méthode de travail applicable aussi bien à la musique qu’au kyûdô. L’idée est que lorsqu’on se concentre sur un seul point, on perd souvent la conscience du reste du corps. Pour pallier cela, il est utile de se filmer puis de visionner rapidement afin d’analyser son tir et de vérifier si l’objectif de travail est atteint. De plus, ces vidéos permettent de se comparer à soi-même, de mesurer son évolution et de prendre conscience de ses points forts et du positif de son parcours.
Nous avons ensuite repris le tir corrigé pendant environ une heure, avant une dernière leçon de Nicolas sensei sur le tenouchi et la prise de l’arc : dès qu’on prend l’arc dans l’ikae, yunde est déjà en position de tenouchi ; lorsque l’on fait tenouchi après torikake, il s’agit seulement de passer l’index sous la flèche, sans changer complètement la main.
Nous avons tiré encore quelques flèches, corrigées ou non, avant d’assister à un dernier sharei réalisé par Gaël, Lucie, Ethan Aliénor et Fabien.
Avec Florent (AK), nous nous sommes ensuite dépêchés d’attraper notre train pour le sud, qui a finalement eu pas mal de retard.





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